Céline Le Bohec est écologue et directrice de recherche au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE – CNRS/Université de Montpellier, France) et au Centre scientifique de Monaco (CSM).

Formée à l’UBO-IUEM de Brest puis à l’Université de Strasbourg, où elle obtient en 2007 son doctorat en biologie des organismes et des populations, elle effectue ensuite plusieurs post-doctorats, notamment à l’Université d’Oslo (Norvège) pendant trois ans, et à l’Université de Salt Lake City (États-Unis) durant un an.

Elle dirige plusieurs programmes de recherche polaire, avec le soutien logistique des Instituts Polaires allemand et français (« MARE – AWI » et « POLAROBS ANTAVIA – IPEV »), et elle est responsable de l’équipe de Biologie des Espèces Polaires et Migratrices du CSM. Elle est l’auteure/co-auteure de plus de 80 publications dans des journaux scientifiques internationales et a encadré de nombreux doctorants et post-doctorants.

Les recherches qu’elle mène depuis 25 ans visent à comprendre les écosystèmes polaires et leur évolution, en particulier face au changement climatique, et à fournir des résultats et des outils essentiels à la mise en œuvre de stratégies de préservation de ces écosystèmes sensibles et de la biodiversité qu’ils hébergent.

À cette fin, elle et ses collègues développent et gèrent des « Observatoires du Vivant » sur les îles subantarctiques (archipels Crozet et Kerguelen) et en Antarctique (Terre Adélie et Terre de la Reine Maud), qui utilisent des technologies innovantes et non intrusives (par exemple, les suivis électroniques RFID, le biologging, les systèmes de caméras automatiques, la robotique, y compris l’utilisation de méthodes d’intelligence artificielle) pour analyser et surveiller à long terme, en temps quasi réel, les populations d’espèces bioindicatrices (ou sentinelles), telles que les manchots (manchots royaux, Adélie et empereurs).