Interview de Megan GODIN-DESCHÊNES – Auditrice de la session 2026 de l’A2M à Monaco, promotion Sainte Dévote

Venue de l’Université du Québec à Rimouski où elle poursuit une formation en lien avec l’océanographie, Megan Godin-Deschênes va rejoindre la promotion Sainte-Dévote au cours de notre session cet été, avec pour objectif d’enrichir ses connaissances sur les écosystèmes marins à travers plusieurs prismes : juridiques, géopolitiques, économiques, environnementales.

Interview.

– Megan Godin-Deschênes, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Canadienne, plus précisément Québécoise, et j’en suis très fière. Âgée de 23 ans, je poursuis actuellement une maîtrise en océanographie à l’Université du Québec à Rimouski, sous la direction de Réjean Tremblay. Mon projet de recherche porte sur les facteurs déterminants du recrutement larvaire de l’huître perlière Pinctada margaritifera sur différents types de collecteurs artificiels en Polynésie française.

La biologie marine est un domaine qui me passionne profondément. Depuis mon plus jeune âge, l’océan et les organismes qui l’habitent me fascinent. Aujourd’hui, j’ai la chance de contribuer, à mon échelle, à la restauration et à l’amélioration des écosystèmes marins, ce qui donne tout son sens à mon parcours.

J’aime beaucoup voyager et découvrir le monde qui m’entoure. Ces expériences m’offrent de belles rencontres et me permettent de m’émerveiller devant des paysages à couper le souffle. La biologie marine me donne l’opportunité de voyager pour mes études, le travail de terrain et les congrès, ce qui me permet de concilier passion et carrière.

Je trouve particulièrement fascinant de découvrir la science sous différents angles selon les pays : chaque scientifique a sa propre approche et apporte un point de vue unique, ce qui enrichit énormément ma vision de la recherche.

– Y a-t-il une rencontre, une lecture ou une expérience qui vous a poussé à vous intéresser au monde maritime ?

En toute franchise, mon intérêt pour le monde maritime remonte à l’enfance. Des émissions comme H2O et le film Aquamarine ont d’abord nourri mon imagination, au point de me faire rêver de sirènes. À défaut d’en devenir une, je me suis dit que je pouvais au moins contribuer à protéger leur environnement.

Un autre moment marquant a été le film Histoire de dauphin, qui met en lumière le travail de biologistes et de vétérinaires marins auprès des animaux aquatiques. Cela m’a permis de découvrir concrètement des métiers liés à ce domaine et a renforcé mon intérêt. Depuis, chaque visite d’aquarium a augmenté mon envie de poursuivre dans cette voie.

Par la suite, cet intérêt s’est véritablement consolidé au cours de mon baccalauréat en biologie marine. J’y ai côtoyé de nombreux scientifiques passionnés, et les échanges avec eux ont été déterminants : ils m’ont donné envie d’approfondir mes connaissances et d’explorer davantage les multiples facettes du milieu marin.

– Comment avez-vous découvert l’Académie de la Mer de Monaco ?

Grâce à un courriel transmis par mon établissement scolaire, qui présentait l’institution et ses activités. Intriguée, je me suis renseignée davantage sur ce qu’elle offrait, et cela a immédiatement suscité mon intérêt.

J’en ai ensuite discuté avec mon professeur, qui m’a confirmé qu’il s’agissait d’une très belle opportunité. Il m’a également mentionné que notre université entretient déjà plusieurs liens avec l’Académie, et qu’il avait lui-même été invité à y donner une conférence cet été, invitation qu’il a toutefois dû décliner en raison d’un empêchement.

Encouragée par son appui, et grâce à la bourse offerte par l’UQAR pour y participer, j’ai décidé de tenter ma chance en soumettant ma candidature.

– Qu’est-ce qui vous a poussé à candidater ?

Les thématiques abordées dans cette formation m’ont immédiatement interpellée, car elles sont étroitement liées à ma compréhension du milieu maritime.

J’y ai vu une occasion d’acquérir des connaissances complémentaires, notamment sur l’état de santé des océans ainsi que sur les enjeux économiques qui y sont associés. Je pense également que cette formation pourrait consolider mes acquis et m’offrir une perspective plus globale, en particulier en lien avec mon projet en aquaculture.

Enfin, elle représente une opportunité précieuse d’échanger avec des étudiants issus d’horizons variés, travaillant sur des problématiques complémentaires aux miennes. Ces échanges sont toujours très enrichissants, tant sur le plan scientifique que personnel.

– L’approche multidimensionnelle de l’A2M représente-t-elle un levier pour votre carrière professionnelle ?

Oui, absolument. Je souhaite élargir ma compréhension des dimensions juridiques, géopolitiques et économiques liées aux enjeux marins. Au cours de mon baccalauréat en biologie marine ainsi que de ma maîtrise en océanographie, ces aspects ont été abordés plus brièvement, bien qu’ils soient essentiels à la gestion durable des écosystèmes marins.

Approfondir ces thématiques me permettrait de développer une vision plus intégrée du monde océanique. Cela pourrait également orienter de manière significative mes choix professionnels futurs, en me préparant à évoluer dans un contexte où les enjeux marins sont de plus en plus complexes et nécessitent une approche interdisciplinaire.

– Cette participation s’inscrit-elle dans un projet professionnel lié à la mer ?

Qui sait ! Je crois justement qu’une formation comme celle-ci peut influencer de manière significative mon orientation professionnelle. J’hésite encore entre poursuivre mon parcours scientifique au doctorat ou intégrer directement le marché du travail.

Dans les deux cas, ma participation à l’Académie de la Mer représente une occasion précieuse d’explorer de nouvelles perspectives. Elle pourrait me permettre de découvrir des projets ou des trajectoires professionnelles que je n’aurais pas nécessairement envisagés autrement, et ainsi m’aider à orienter plus concrètement mes choix pour les prochaines années. Les rencontres que j’y ferai pourraient également m’ouvrir la porte à des opportunités inédites.

Rendez-vous le 29 juin à Monaco pour le début de la session !

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