Interview d’Emma DUQUENNE-DELOBEL – Auditrice de la session 2026 de l’A2M à Monaco, promotion Sainte Dévote
Passionnée depuis l’enfance par l’océanographie, Emma Duquenne-Delobel fait partie de la promotion Sainte Dévote de l’A2M.
Dans le cadre de son parcours scientifique, elle souhaite acquérir des connaissances multidisciplinaires en lien avec la mer et tout ce qui a trait à son écosystème sous différents aspects : économique, juridique, social et environnemental.
– Emma Duquenne-Delobel, pouvez-vous vous présenter ?
Je réalise actuellement un doctorat océanographie biologique à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), au Canada. Mon parcours académique a débuté par une licence bilingue en écologie à l’Université de Lille, que j’ai prolongée par un master en sciences de la mer à Sorbonne Université.
Mon projet doctoral porte sur l’influence des lagunes des Îles-de-la-Madeleine (Québec, Canada) sur l’écologie du homard américain, une espèce à fort enjeu économique, écologique et social dans cette région.
En parallèle de mes recherches, je m’investis activement dans la vulgarisation lors de kiosques scientifiques ou dans des événements tels que « Ma thèse en 180 secondes« .
– Y a-t-il une rencontre, une lecture ou une expérience qui vous a poussé à vous
intéresser au monde maritime ?
C’est en faisant du snorkeling, enfant, que j’ai découvert le monde marin. Cette curiosité m’a ensuite naturellement guidée vers des études en écologie marine.
– Comment avez-vous découvert l’Académie de la Mer de Monaco ?
C’est par le biais de mon département, l’Institut des Sciences de la Mer à Rimouski (ISMER), que j’ai découvert la formation proposée par l’Académie de la Mer de Monaco.
Plusieurs étudiants de promotions précédentes y avaient d’ailleurs participé et leur partage d’expérience m’a donné envie de la suivre.
– Qu’est-ce qui vous a poussé à candidater ?
C’est surtout l’approche transdisciplinaire qui m’a attirée. Cette formation offre la possibilité de croiser les regards avec des spécialistes aux profils très variés, ce qui est assez rare.
Pouvoir participer à des conférences et des tables rondes autour d’une thématique commune était une belle occasion d’élargir ma vision au-delà du champ scientifique.
– L’approche multidimensionnelle de l’A2M représente-t-elle un levier pour votre
carrière professionnelle ?
Oui, tout à fait. Mon parcours est avant tout scientifique, et je pense que découvrir d’autres domaines, que ce soit le droit, l’économie ou la géopolitique, peut vraiment m’apporter une vision plus complète des grands défis maritimes actuels.
Cela me permettra de renforcer ma capacité à dialoguer et à collaborer avec des acteurs d’horizons très divers.
– Cette participation s’inscrit-elle dans un projet professionnel lié à la mer ?
En effet, je souhaite poursuivre après mon doctorat en tant qu’enseignante-chercheuse, en continuant à travailler sur la préservation et la compréhension des écosystèmes marins.
Cette formation s’inscrit donc parfaitement dans cette direction.
Rendez-vous le 29 juin à Monaco pour le début de la session !